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Exclusif AP – Interview du pilote algérien, Ramzi Osmani, au rallye Paris-Dakar 2018

Interview du pilote algérien, Ramzi Osmani, au rallye Paris-Dakar 2018

Interview du pilote algérien, Ramzi Osmani, au rallye Paris-Dakar

Algeriepatriotique : Vous prenez part au rallye Paris-Dakar et vous vous trouvez actuellement au Pérou. Pourriez-vous nous faire un point de situation ?

Ramzi Osmani : Les étapes d’hier et d’aujourd’hui étaient très dures. Nous avons fini celle d’hier à la 47e place du classement. C’est un parcours très difficile. Il y a eu énormément d’accidents hier, beaucoup de renversements de véhicules, beaucoup de blessés aussi. Dans notre équipe, nous avons perdus un véhicule hier et un second aujourd’hui ; deux voitures hors course déjà durant deux étapes du rallye. Rien que ce matin, pas moins de cinq voitures se sont retournées, dont une Mini Redbull pilotée par un Américain qui s’est classé quatrième.

Combien êtes-vous dans l’équipe ?

Nous sommes trois Algériens dans un team français malheureusement, parce qu’on n’a pas encore créé une équipe algérienne pour participer à ce genre de compétitions internationale, nous sommes donc obligés de passer par un team français.

Comment s’inscrit-on dans ce genre d’événements sportifs internationaux ?

Les inscriptions se font par les moyens propres du concurrent qui doit s’acquitter des frais de participation, payer l’acquisition des véhicules, la police d’assurance… Bref, tous les frais inhérents à la compétition.

Utilisez-vous vos propres véhicules ou êtes-vous sponsorisés par des opérateurs économiques ?

Non, nous utilisons nos propres véhicules, ce sont les véhicules du team algérien et tout ce que nous faisons c’est avec nos propres moyens. Nous sommes néanmoins à la recherche de sponsors. Il faut savoir que les moyens mis en place dans ce rallye par les Etats sont énormes. Nous avons quant à nous un tout petit sponsor qui nous assure le minimum ; vraiment le minimum.

Vous évoquez des difficultés. Quelles sont-elles ?

Les difficultés ce sont surtout les dunes qu’on appelle les «cathédrales». Le pilote a besoin de beaucoup de puissance et doit savoir gérer l’accélérateur et le matériel en côte pour ne pas passer de l’autre côté et ne pas faire de tonneaux. Il doit surveiller les dévers parce que le véhicule risque de se coucher aussi, sans compter le problème d’ensablement.

Pensez-vous déjà à d’autres rallyes malgré toutes les difficultés que vous venez d’évoquer ?

Nous sommes des passionnés des sports mécaniques et notre souhait est de participer à tous les rallyes et surtout de représenter l’Algérie et le drapeau algérien. Mais comme je vous l’ai dit, notre grand problème c’est l’absence de sponsors. Je vous donne un exemple : nous avons voulu participer au rallye-raid Paris-Moscou-Pékin, mais nous n’avons pas pu faute de soutiens financiers.

Propos recueillis par Houneïda Acil
Source : Algérie Patriotique

Crédit photos : AP

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